Parler-Ecouter pour plus de lien et moins de conflits

1- Les sources des conflits avec les enfants

1- La course contre le temps est source de stress et de conflit

Les adultes et les enfants ont un rythme différent et des besoins distincts ce qui peut être à l’origine de nombreuses tensions. Un enfant a besoin de temps pour explorer ce qui l’entoure et pour apprendre à devenir autonome. Ainsi la répétition de ce qu’il entreprend est fondamental, accorder du temps pour reproduire des tâches est nécessaire dans son apprentissage afin de devenir chaque jour un peu plus expert (exemple: faire ses lacets, s’habiller).

Quand la course est inévitable, transformez-la en jeu pour éviter le stress chronique du départ quotidien. Avant de partir à l’école, cela donnerait : « Extinction des portes dans 15 secondes, le compte à rebours a commencé…15-14-13 ». Utiliser un time-timer est aussi un bon repère visuel pour aider l’enfant à se repérer dans le temps qui passe.

2- Le retour à la maison et la décharge d’émotions

Imaginons que chaque jour, l’enfant vous quitte avec un réservoir rempli d’amour et de sécurité grâce aux câlins, mots attentionnés, aux soins que vous lui prodiguez (aide à l’habillage, à la préparation du cartable, au goûter, au temps passé ensemble…). Ce réservoir se vide au fur et à mesure que la journée passe loin de vous. Une fois de retour à la maison, la jauge est vide. Avant d’exiger de votre enfant de l’attention, de l’aide, de l’implication, il aura besoin de carburant émotionnel, une ressource indispensable pour retrouver l’énergie des efforts attendus.

3- La gestion des devoirs

Les devoirs sont bien souvent des sources de disputes, le parent et l’enfant aimeraient que ce soit « vite fait bien fait ». Pour que ce moment soit efficace, rappelez-vous : vérifiez que le réservoir soit bien rempli : partagez un moment de goûter, de détente, de rires, de câlins, de jeux.

Avant de commencer les devoirs, assurez-vous que les besoins de base soient satisfaits :

  • s’hydrater avec de l’eau,
  • faire une pause ludique ou un temps de détente,
  • formuler des attentes claires et guidées : écrire une courte liste des étapes des devoirs et de la méthodologie
  • préparer son matériel,
  • utiliser la méthode du sandwich : commencer et terminer par une tâche facile, préférez les devoirs compliqués entre ces 2 tâches ou bien faites un jeu de concentration au début et un jeu de détente à la fin (exemples : un morpion/un pendu).
  • utiliser des outils pour faciliter la concentration sur le site Pédagovie.

4- Les transitions

Les changements d’activités génèrent de la frustration. Un enfant a besoin d’anticipation pour se préparer à une transition. Par exemple, prévenir l’enfant 5 minutes avant une nouvelle activité peut l’aider à s’arrêter plus facilement. Vous pouvez lui dire par exemple au moment de terminer le goûter : « tu as le temps de finir ton verre d’eau et te laver les mains » ou alors s’il est entrain de jouer dans un parc : « on part dans 5 minutes, tu peux faire un tour de toboggan ou de la balançoire, au choix ».

Les routines visibles permettent également de faciliter les étapes des différentes activités qui s’enchaînent dans une journée.

5- Quand les enfants réclament notre disponibilité

Réservoir positif

C’est le bon moment pour remplir la jauge d’énergie. Écoutez ce que Thomas d’Ansembourg préconise pour apaiser les conflits et entrer en lien de confiance :  « la relation d’abord, le résultat ensuite » . Pour aller plus loin, vous pouvez lire l’article sur la communication efficace. 

2- Le bon moment pour parler avec nos enfants, c’est...

1- Avant le coucher

Le soir est un moment où chacun recherche apaisement et réconfort. Le calme pour les adultes, la connexion et le partage pour les enfants. Les routines du sommeil facilitent ce moment de retour au calme.

2- En voiture

La voiture est un lieu restreint qui peut nous bercer dans un temps d’échange bénéfique. Elle est aussi un lieu idéal pour se détendre, écouter de la musique ou encore un bon moment de « résolution de problème » pour rechercher ensemble les meilleures solutions.

3- Lors d'un repas

Les repas peuvent être des occasions de se retrouver avec un enfant pour lui offrir du temps dédié de qualité en s’intéressant à ce qu’il aime faire et en partageant un temps d’écoute et de dialogue : « Comment te sens-tu en ce moment ? »  » As-tu du plaisir à … » « Qu’est-ce que tu aimerais qu’on fasse ensemble plus souvent ? ».

Les repas en famille sont aussi des opportunités de créer du lien et apprendre à mieux se connaitre. L’écoute et la connexion à l’autre aide à une meilleure entente et encourage les enfants à être plus coopérant. Daniel Siegel, auteur et neuroscientifique dans « le cerveau de l’enfant »   le résume par cette locution « Connecter avant de Rediriger ». Créer du lien pour faciliter la coopération et le cadre de confiance. Vous trouverez des exemples de situations de partage lors des repas dans ces articles : « Gérer les repas en famille » et « 10 clés pour des repas en famille dans la bonne humeur« 

4- En l'accompagnant à son loisir favori

Démontrer de l’intérêt pour une activité que notre enfant pratique, un loisir, un accomplissement…

C’est une façon de l’accompagner vers ses réussites, le soutenir dans ses moments de difficultés ou d’échecs et l’encourager pour faire grandir son estime de lui-même. « Tu t’es beaucoup entrainé et tu peux être fier/re de ta performance » « Cela t’a demandé du temps, on voit un réel progrès » « Ce n’est pas facile de bien viser et faire gagner son équipe »

Soutenir une passion, c’est transmettre des valeurs, c’est aussi partager de l’attention, du temps, encourager, motiver, insuffler de la force et de la persévérance.

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