La résolution de problème

Il existe les disputes quotidiennes puis les conflits plus profonds qui perdurent, ces reproches interminables qui empoisonnent la relation et ces appels des enfants qui réclament justice.

« Papa ! Maman ! Il m’embête, il prend toujours mes affaires et les détruit ! Il m’imite et se moque »

« Maman ! Papa ! Elle se prend pour la chef et me commande, me parle méchamment, me fait mal quand vous ne regardez pas »

Faber et Mazlish, la Discipline positive, la CNV, la méthode Gordon… s’accordent sur l’efficacité de la démarche de résolution de conflits qui est un moyen de solutionner des différends récurrents entre enfants.

Proposer une réunion de famille (Résolution de problèmes) , un temps d’échange en famille (TEF en Discipline Positive), une rencontre solutions, une réflexion surprise, une pause besoin de parler…toutes les formulations que vous vous approprierez seront prétextes à avancer ensemble vers le chemin des réponses.

Cadrer, créer une bulle de bien-être, permettre à chacun d’exprimer ses émotions et besoins, reformuler, résumer, proposer des listes de solutions, choisir, s’accorder et suivre les propositions.

Une résolution de conflit ne s’improvise pas, elle se pratique, avec des astuces et outils rassurants, vous pourrez vous aussi l’intégrer dans votre quotidien pour permettre aux membres de votre famille de communiquer sereinement et se délester des « non dits ».

« Mieux vaut exprimer qu’imprimer » ce que nous ressentons et vivons.

Ateliers en communication infos : educateliers@gmail.com

Comment régler les disputes entre enfants ?

Certains parents obtiennent des meilleurs comportements en utilisant des « mots magiques » qui augmentent l’estime de soi, encouragent les potentiels des enfants à solutionner leur problème, mettent en avant leurs forces et qualités.

L’enfant a évidemment besoin de temps pour croire en lui et en ses ressources.

Alors que faire quand les enfants se disputent ? Moins s’en mêler, intervenir de façon efficace sans prendre partie, observer, décrire, les séparer, développer l’empathie, leur donner les moyens de résoudre par eux même…

Expérimenter un « atelier Faber et Mazlish » vaut plus qu’une simple lecture car devenir le parent que nous avons toujours rêvé d’être s’apprend comme l’enfant apprend à grandir. Faites-vous confiance et vivez cette expérience.

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Les rôles qu’on joue entre frères et sœurs, comment en sortir ? (Jeux à télécharger)

Cultiver le lien dans la fratrie de façon ludique, permettons-les de se découvrir dans leurs habitudes, leurs goûts à travers le jeu et la communication. Vous trouverez des jeux à télécharger pour apprendre à mieux se connaître et mieux s’affirmer pour devenir celui ou celle qu’il/elle a besoin d’être.

« S’il est comme ci, je serai comme ça »

Pourquoi les enfants jouent-ils des rôles ? Avons-nous besoin de sentir que chacun de nos enfants est spécial ? « Tu es bonne en lecture, ta sœur est bonne en maths et ton frère est bon en art »…

En essayant de leur donner une identité propre, n’enfermons-nous pas nos enfants dans des rôles qui au contraire les empêcheraient de construire leur propre identité ?

Les enfants eux-mêmes peuvent s’attribuer un rôle pour rechercher amour, attention, approbation, un rôle qui peut aussi être entretenu par l’entourage, les frères et sœurs, voisins, écoles…

« Libérer les enfants pour leur permettre de changer » c’est le sujet que traite le 5ème chapitre du livre « Frères et sœurs sans rivalité »d’Adele Faber et Elaine Mazlish.

C’est un thème que je vous propose d’expérimenter en atelier à l’aide de jeux de rôles, de supports théoriques, de vidéos des habiletés de communication pour illustrer des pistes, outiller votre quotidien de parents afin d’apaiser les relations en frères et sœurs.

Aider les enfants à se détacher des rôles pour mieux s’affirmer, aider l’entourage à voir un enfant différemment

Acceptez le fait que vos enfants puissent ne pas s’aimer et nourrissez le lien qui les unit

Dans l’ouvrage « Frères et sœurs, de la rivalité à la complicité » de Nina Bataille, « contraindre est contre-productif », il est important de laisser les émotions désagréables telles la haine, la colère, la rancœur s’exprimer. En étouffant ces émotions, on augmente le sentiment de rejet de l’un envers l’autre. En accueillant ces sentiments pénibles, on permet aux enfants de se voir différemment, on développe l’empathie, cette capacité à regarder les faits du point de vue de l’autre, comprendre l’autre même si on ne partage pas son avis.

Libérez les aînés de la posture du « chef », Nina Bataille explique comment faire respecter la place de chacun en évitant de demander à l’aîné de jouer le rôle des parents. Ce rôle risquerait d’autant plus de légitimer une étiquette de « petite maman » ou « petit papa » souvent peu appréciée des cadets comme on peut des fois entendre « Arrête de me commander, t’es pas ma mère ! » « Arrête de jouer au papa ! » Pour préserver l’harmonie familiale, les parents peuvent rappeler que ce sont eux qui donnent les règles. Et si toutefois un aîné a plaisir à aider un plus petit pour les devoirs par exemple ou pour une tâche complexe, que cette chance de créer un lien fraternel se limite au moment du partage sans rôle à jouer.

Cultivons ce lien en fratrie, offrons des opportunités de dialoguer par le jeu, laissez à porter de main un pot de cartes « lien fraternel » et « se connaître » à table par exemple pour partager des repas en convivialité et générer des occasions de dialoguer pour mieux se connaître et se comprendre.

Ce dernier jeu de l’oie se joue avec des pions et un dé. A chaque case « Décris » les thèmes évoqués, exemple « Décris ta famille »…

Les enfants sont des personnes distinctes

Dans le livre « Frères et sœurs sans rivalité » d’Adel Faber et Elaine Mazlish, le chapitre III traite de la comparaison, une pratique à éviter à tout prix selon les auteures.

Elles expliquent que l’envie de comparer les frères et sœurs entre eux, que ce soit pour souligner un fait positif ou même négatif est néfaste pour la construction identitaire de l’enfant et pour ses relations dans la fratrie.

Selon elles, lorsque l’on s’apprête à comparer, il vaut mieux décrire. Décrire ce que l’on voit, ce que l’on aime. Ou décrire ce qui nous dérange et ce qui aurait besoin d’être fait. Le plus important c’est de s’en tenir à la situation liée au comportement de l’enfant en notre présence« . (p. 75-76).

Des Bandes Dessinés proposent de décrire comme alternative aux comparaisons favorables et défavorables.

Le quatrième chapitre s’intitule « Donner pareil, c’est donner moins ». Le but est de comprendre la différence qui peut exister entre donner de façon égale en quantités égales et donner en traitant les individus comme des êtres uniques et selon les besoins.

Aider les enfants à exprimer leurs sentiments hostiles entre frères et sœurs

Il n’est pas toujours facile de trouver les mots pour dire ce qu’on ressent, enrichir le vocabulaire des enfants peut les aider à exprimer leurs sentiments désagréables. Les ateliers basés selon l’approche d’Adele Faber et Elaine Mazlish proposent différentes compétences de communication pour amener les enfants à développer leur capacité à s’apprécier eux même, à accepter les différences dans la fratrie, à grandir en estime de soi et apaiser les relations.

Les habiletés pour faire face aux « sentiments pénibles entre frères et sœurs » selon l’approche d’Adele Faber et Elaine Mazlish

En Discipline Positive « Les enfants font mieux quand ils se sentent mieux » et « Un enfant qui a un comportement inapproprié est un enfant découragé ». Il y a des comportements observables qui cachent de profonds ressentis. La symbolique de l’iceberg illustre cette dualité;

Accueillir l’émotion de l’enfant est fondamental pour décoder et comprendre la partie immergée de ses besoins non satisfaits.

Parler des émotions, mettre des mots sur les ressentis est un moyen de libérer la parole et construire une relation d’écoute et de partage. Et vous, quels mots vous font penser à « HEUREUX », « TRISTE », « EFFRAYE », « EN COLÈRE »

Le site « apprendreaeduquer » propose un tableau complet pour diversifier le vocabulaire des émotions apporté aux enfants. Quand vous formulez ce que peut ressentir vos enfants, exprimez avec précision son sentiment pour identifier son besoin et l’aider à préciser lui même ce qu’il ressent.