Educatelier

Les chamailleries entre frères et soeurs

Et s'ils commençaient à s'aimer ?

Mais quand vont-ils s'aimer ?

Ils s'aiment déjà mais ils ne le savent pas...
Communiquer est tout un art et leur cerveau en construction explique que les enfants sont dans l'incapacité d' exprimer de manière acceptable ce qu'ils ressentent sans blesser l'autre.

On parle de l'immaturité du cerveau de l'enfant ; la partie "supérieure" et plus précisément le "cortex préfrontal" est censé "raisonner", hors cette zone est en maturation jusqu' à 25-27 et en décalage avec le cerveau " émotionnelle" ou zone limbique qui est submergé par la confusion des émotions. Son instinct de survie dirigé par son "cerveau reptilien" s'active quotidiennement pour faire face à ses peurs ce qui pousse l'enfant à "RÉAGIR" plutôt que "RÉFLÉCHIR".

Pour que la complicité ne bascule pas dans l'adversité, laissez-les apprendre de leurs conflits, guidez-les vers des solutions efficaces et respectueuses.

Quand arrêteront-ils de se disputer ? Les tensions sont normales, les disputes les préparent aux relations sociales dans leur futur. Plus ils seront outillés d'habiletés de communication non violente et respectueuses, plus ils solutionneront leurs différends d'eux-mêmes et seront en mesure d'apprécier et de comprendre les ressentis d'autrui, c'est ce qu'on appelle en intelligence émotionnelle "l'empathie".

Comment intervenir dans un conflit ?

L’option “non interventionniste” peut être bénéfique dans une situation de conflits “légers” où une prise d’initiative vers des solutions de la part des enfants vont permettre d’atténuer les tensions. Mais souvent il arrive que le conflit s’envenime et que ceux-ci nécessitent le soutien d’un adulte pour trouver un compromis. 

Jouer le rôle de “modérateur” pour aider les enfants à trouver une issue constructive. Permettre à chacun d’exprimer son point de vue en s’exprimant à la première personne “Je”. Inviter l’enfant à verbaliser son ressenti, son besoin et dire clairement ce qu’il voudrait. Reformuler les faits et les points de vues de chacun. Rechercher ensemble des solutions acceptables pour les 2 parties. Ainsi vous développerez “l’empathie” et les compétences psycho-sociales de l’enfant (écoute, respect, entraide…).

Soyez patients et ne vous précipitez pas vers un conseil et n’apportez pas la solution. Laissez les enfants expérimenter et argumenter pour trouver leurs propres résolutions. Votre rôle est de rappeler les règles instaurées en familles. Exemple : quand on se parle, on s’écoute avec attention sans s’interrompre.

Les règles établies en famille dans un climat d’ouverture favorisent l’adhésion de tous.

Autoriser les disputes, cultiver les désaccords sains, on a le droit de ne pas être d’accord et de l’exprimer sans blesser l’autre. Quand la discorde se complique, interrompre pour un retour au calme avant de réamorcer le dialogue.

Soyez un modèle dans vos désaccords parentaux : réglez vos conflits dans l’écoute et le respect plutôt que par la colère et l’agressivité.

 

Chacun est une personne distincte

“Parfois, les parents ne remarquent même pas qu’ils se sentent plus proches d’un enfant parce que celui-ci leur ressemble davantage, les enfants en revanche, le remarquent rapidement, ce qui se reflète dans leur comportement” : extrait de Cerveau et psycho. 

Considérez chacun de vos enfants comme des personnes uniques, distinctes et dignes d’amour avec des qualités qui leur sont propres. Valorisez leurs efforts et reconnaissez positivement leurs différences.

Évitez les comparaisons et les situations les mettant en compétition. Tous les challenges qui évalueront vos enfants dans leurs performances en comparaison aux uns et aux autres vont créer un sentiment de dévalorisation et une crainte d’un sentiment d’abandon et de désamour “si je réussis, mon parent va plus m’aimer” ou “si je ne suis pas premier, il va moins m’aimer”.

Dites à vos enfants que l’ AMOUR “d’une maman” ou “d’un papa” ne se partage pas, il se multiplie et s’agrandit, il y a assez de place dans le cœur d’un parent pour tous ses enfants quels qu’ils soient.

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